Du Jeudi 22 au Dimanche 25 Septembre 2011 a eu lieu la 38ème Coupe Icare à Lumbin/Saint-Hilaire-du-Touvet, entre Grenoble et Chambéry dans l’Isère (j’annonce pour les nouveaux-nés, sinon tout le
monde connait). Nul n’ignore non plus que c’est le grand rassemblement des deltistes et des parapentistes du monde entier. Mais ce n’est plus seulement le rendez-vous annuel du vol libre, il faut
compter aussi avec les paramotoristes: il m’a semblé que les exposants étaient bien plus nombreux que la dernière fois que je suis monté, et il y avait même des petites compétitions parmi les
meilleurs, qui devaient faire des parcours de slaloms entre des plots gonflables, tout ceci à raz du sol bien entendu…
Le salon des sports aériens est installé sous 2 immenses chapiteaux de toile représentant plus de 5000m² d’exposition, où l’on peut trouver plus de 200 exposants, fabricants de parapente,
constructeurs de paramoteurs, vendeurs d’accessoires en tout genre (radio, instruments de vol, casques, chaussures…), ligues (FFVL, parachutisme, paramotorisme), assurance, et j’en passe. Et on
trouve aussi le salon de l’occasion où tout un chacun peut essayer de vendre son matériel en trop, en tout genre aussi.
Cette Coupe Icare est une manifestation énorme, avec concours de vols déguisés, démonstration de voltige en parapente, en delta, en avion (de l’armée de l’air), en wingsuit, en ULM… On peut
essayer du matériel, on peut faire un vol de l’un des deux décollages du village, ou monter à la Dent de Crolle, et se poser dans tous les cas en bas, à Lumbin, pour remonter en navette
(gratuite) ou prendre le funiculaire. Bref, les journées sont bien occupées, mais il est impossible de tout voir en un week-end, même de 4 jours, tant il se passe de choses partout et en même
temps.
Voilà pour le décor. Pour la météo, elle s’annonçait plutôt très bonne pour les 4 jours, avec juste un possible risque orageux en fin de journée Dimanche. Dans ce contexte, Guy et moi partons
Jeudi matin avec son camping-car d’Istres. Nous retrouvons sur place Martine et Serge arrivés la veille, puis Bernard et son épouse. Philippe et Nicolas arriveront le Vendredi soir. Le samedi,
sur le décollage Sud, nous retrouvons également Stéphane et son épouse. Nous sommes donc 10 représentants du club a avoir séjourné plus ou moins longtemps à ce rassemblement de femmes et d’hommes
passionnés par les sports aériens.
Vendredi matin, Guy et moi montons à la Dent de Crolle. Il y a 2 possibilités; on part du village à pied, c’est 1200m de dénivelé avec des passages plutôt « difficiles », réservé aux bons
marcheurs, d’après ce que nous en savons, ou la montée par le col du Coq: on y arrive en voiture, et ensuite la montée à pied est de 600m environ, plus accessible à la plupart. Je ne suis pas
très en forme (un gros rhume que je traine depuis une bonne semaine) et Guy ne peut pas monter les 1200m, nous décidons donc de tenter notre chance en stop pour aller au col. Il ne faut pas plus
de 10 minutes pour être embarqués. L’homme qui nous emmène est un ancien créateur d’Air-bulle, reconverti depuis une dizaine d’années chez Petzl. Il nous dépose à l’embranchement de la route du
col, car lui va travailler à Grenoble. On descend de voiture et saluons un autre parapentiste qui attend lui aussi une voiture (il a rendez-vous avec un ami qui le prend au passage) pour monter
au col. A peine finit-il de nous l’expliquer que son ami est là, et nous embarque tous les 3. Finalement, facile le stop pour monter le week-end de la coupe ! Arrivés au col, c’est parti pour la
grimpette. Nous mettons une heure et demi pour arriver au sommet, non sans faire quelques arrêts pour reprendre son souffle ou faire quelques photos. Nous retrouvons l’ami Bernard, monté lui
aussi par le col du Coq. Au sommet, le paysage est grandiose, avec une vue sur le Mont Blanc, mais une mer de nuage empêche le vol. Nous sommes une bonne centaines (peut-être plus) à attendre de
voir si ça va se lever. Certains bons, comme Tim Green, l’un des frères jumeaux anglais que tout le monde connait, décolle et tiennent au dessus du déco, en faisant quelques wingovers de temps en
temps. D’autre vont se reposer au col, ou le nuage ne gêne pas. Mais le vent est déjà assez fort au déco, et même les meilleurs se font bousculer. L’équipe Ozone fait voler 2 de ses dernières
innovations, des voiles sans intrados. Elles ont plus de suspentes hautes pour maintenir le profil, donc elles sont plus lentes (plus de trainée) mais elles sont bien plus légères; 1,6kg. Après
quelques minutes de vol, Tim Green part vers la vallée. Sa Nova semble filer très rapidement vers le milieu de vallée. Tim a certainement repéré la légère trouée qui se forme, certainement au
dessus de l’autoroute. Peut-être aussi a-t’il des infos par radio de quelqu’un resté en bas.
Après 2 heures d’attente environ, nous décidons de redescendre, car ça n’a pas beaucoup évolué côté nuage, et le vent s’est plutôt renforcé. Bernard part vers le chemin du 1200m, afin d’arriver
directement au village. Comme j’ai entendu des gens dire qu’il y a un GR, plus facile pour la descente, juste en face de nous, Guy et moi descendons par là. Mais c’est une erreur… Ce chemin est
bien plus difficile que celui par lequel nous sommes montés. Nous connaissons maintenant le « Trou du Glaz », et je peux vous dire que c’est plutôt technique, pour la montée comme pour la
descente. Il faut passer par des cheminées, si l’on porte un sac classique avec voile et sellette normale, on peut y rester coincé. Lorsqu’enfin nous arrivons en bas, il y a une trentaine de
voile en l’air, et nous apprenons que le nuage s’est levé, il est maintenant tout à fait possible de décoller et d’aller se poser à St_Hil ou à Lumbin. Guy est vert de rage. Il est prêt à
remonter. Ce n’est pas mon cas, parce qu’on nous a dit aussi que le déco est toujours aussi musclé. Moi, je pensais faire un petit vol de montagne, je suis donc monté avec ma Géo (3,8kg) et une
sellette string (600g) sans accélérateur. Je ne me vois pas faire un vol avec ce matériel dans une aérologie inconnue, mais à priori plutôt forte. Finalement, la fatigue aura raison de Guy, qui
termine la descente. Un parapentiste qui vient de poser au col et récupère la voiture d’un ami, nous ramène à St-Hil. Nous passons par le décollage Nord, car Guy veut tenter sa chance, mais il y
a environ une trentaine de pilotes qui font la queue en attendant leur tour de décoller. Finalement, il renonce.
Conclusion, nous n’avons pas voler du week-end. Dans la nuit de samedi à dimanche, nous avons eu un gros orage. J’ai eu le temps de déplacer ma tente sous le auvent d’un chalet de l’école de ski
(la seule tente qui soit restée au sec) mais j’ai eu aussi le temps d’aggraver mon rhume, transformé en une bonne grosse sinusite!!! Dimanche en fin de matinée, nous descendons vers l’aterro de
Lumbin, où nous assistons à quelques posés de déguisements et démonstrations de voltige en parapente. Puis c’est le retour sur Istres.
Quelques photos pour illustrer « un peu » ce grand week-end:
 
La montée à la Dent de Crolle vendredi au petit matin,
Au dessus de la mer de nuages, les sommets apparaissent.dans un léger brouillard.
La montée est parfois difficile.
Le spectacle vaut la randonnée, même si ça ne vole pas !!!
 
Photo souvenir dans ce paysage cotonneux: on aurait envie de plonger.
Du sommet, voici ce qu’on découvre: Saint-Hilaire, Lumbin et toute la vallée sont recouvert de ce coton épais.
 
Nous sommes nombreux au sommet à attendre que ça se découvre.
Au loin, le Mont Blanc.
 
Tim Green sous sa Nova, vole vers la trouée du nuage. Ces jeunes !!!
Nous entamons la descente, mais il y a encore beaucoup de monde au déco de la Dent.
 
La descente est parfois périlleuse, il faut passer par des cheminées…
Deuxième cheminée.
 
Descente en se tenant au câble métallique.
Arrivé en bas, nous constatons que ça vole. « Je ne regarde pas, j’ai trop les boules », me dit Guy.
 
Entrainement d’accro: ces 2 malades voleront même l’un au dessus de l’autre en se tenant par les pieds, c’est-à-dire une voile
à l’endroit et l’autre à l’envers, vers le bas
Certains ont sorti les « guns ».
(plus de batterie dans l’appareil photo à ce moment-là, désolé!)
 
Une démo du Swift, je crois.
Samedi matin, les montgolfières s’élèvent dans le ciel clair.
 
Nous retrouvons Philippe et Nicolas.
Au salon, chez Supair, Philippe essaie une sellette cocon sous l’œil attentif de Guy.
Le parking exposants est bien rempli.

Démonstration et compétition de paramoteurs.
D'autres photos ici https://picasaweb.google.com/110742228320423869199/SaintHilaire#
Pascal